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Henri Griffon salue les 30 ans du VIA

Créé le 18/01/2010 par Marion THORY, UNIFA - dernière mise à jour le 18/01/2010
Ci-dessous les grandes lignes du discours d’Henri Griffon lors de l’inauguration exposition « VIA DESIGN 3.0 » le 12 janvier 2010.

Monsieur le Président,
Monsieur le Directeur,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Ma première pensée sera pour le couple Georges et Claude Pompidou.
Madame Pompidou qui n’aimait pas entendre autre chose que Pompidou après Centre.

Le hasard des dates :
Le projet de centre date de 1969 mais le 21 janvier 1971 Georges Pompidou présente à la presse les orientations culturelles de son septennat et le 15 juillet la maquette de Piano et Rogers.
Ce même 21 janvier 1971, un événement moins médiatisé, Valéry Giscard d’Estaing inaugure le Salon du Meuble de Paris et annonce à André Vincent et aux industriels de l’ameublement la création d’une taxe parafiscale et d’un CDE.
Le Ministre exprime aussi ses réticences à l’égard des taxes en général : un impôt de plus, qui va récolter ? gérer ? En homme prudent, la perception est limitée à 4 années : elle dure depuis 40 ans.

Depuis la taxe devenue fiscale est un outil :

  • fédérateur ;
  • prospectif ;
  • exportateur ;
  • formateur ;

au service de toute la profession mobilisée et responsable.

La création devient un fer de lance d’abord avec le CREAC ensuite, à partir de 1980, avec le VIA.
Il faut rendre hommage aux élus industriels qui ont porté et développé l’initiative.

Ce ne fut pas sans heurt et sans incompréhension. Jean-Claude Maugirard ne me contredira pas. Mais nous avons TENU et c’est un VERITABLE SUCCES pour le design français, pour la continuité d’une histoire unique au monde celle du mobilier français du Moyen Age au XXIème siècle.

Aujourd’hui :

  • premier constat : la pertinence du design français ;
  • deuxième constat : le enouveau de l’offre industrielle depuis 10 ans ;
  • troisième constat :
    • la présence des équipes du VIA dans nos industries : de Parisot à Cauval mais aussi de Célio à Mobalpa ;
    • plus de création au hasard des bureaux d’études ;
  • quatrième constat : en 1972, Jacques Michel écrit dans le Monde « après l’exemple donné par l’Elysée, on peut s’attendre à une demande de meubles modernes dans les ambassades, les ministères et les préfectures ».


En fait, ce sera plus long que prévu, le décès du Président, le retour de Valéry Giscard d’Estaing ramènera les Louis « à l’Elysée ».

Même pour Pierre Paulin, l’expérience marquera sa carrière et le laissera dans l’ombre quelques années. Heureusement, félicitons-nous, il est désormais édité par Roset / Cinna.
Aujourd’hui, on identifie d’abord un produit à son designer ensuite à son éditeur.

Monsieur le Président Seban :
Notre UNION de l’ameublement est heureuse et fière de faire cette DONATION au Centre Pompidou :

  • c’est un juste retour des choses ;
  • le Centre Pompidou est le bon endroit ;
  • enfin, il faut rendre visible et lisible les collections françaises de mobilier dans l’intérêt de tous et cela pour l’histoire et pour notre patrimoine.

Après Pompidou, je citerai pour terminer De Gaulle « La culture domine tout, elle existe par la pensée, le sentiment, la recherche, elle facilite le contact entre les âmes ».

C’est bien là le but de nos métiers de valoriser nos produits par la qualité, le confort et le bien-être de nos concitoyens et peut être aussi de les rendre « plus heureux chez eux ».

Merci à tous.
Henri GRIFFON
30 ans du VIA, le 12 janvier 2010


Mots-clés : UNIFA , VIA